Définition :manifestations physiologiques et comportementales qui correspondent à la période où les femelles sont sexuellement actives et prêtes à être fécondées.
La saison sexuelle de la chatte s’étend de janvier à septembre avec 2 pics : l’un, le plus marqué, en février-mars et l‘autre en mai.
Lorsque les jours s’allongent, en février-mars, on observe le déclenchement de chaleurs cycliques : on parle de poly-œstrus saisonnier. A l’opposé, lorsque les jours raccourcissent, elles disparaissent. Il existe une grande variabilité en fonction de plusieurs facteurs : l’environnement : durée d’éclairement, présence d’autres chats favorisant les chaleurs la race : les persans sont tardifs et la saison sexuelle est réduite, à l’opposé des orientaux précoces Dans une moindre mesure, les mâles sont également saisonnés (la spermatogenèse augmente avec la photopériode).
La seconde phase est l’œstrus, la deuxième partie des chaleurs. Elle dure en moyenne 5 à 7 jours mais il y a une grande variabilité individuelle (jusqu’à 15 jours). La chatte a une attitude facilement identifiable : elle miaule beaucoup, se roule par terre, se frotte aux meubles, et se tient dans une position caractéristique dès qu’on la touche. En effet, elle s’aplatit à terre avec l’arrière-train relevé et la queue sur le côté, position appelée « lordose ». La chatte accepte de façon active le mâle et l’accouplement. Les chaleurs s’arrêtent 1 à 2 jours après l’ovulation.
Très court, il intervient après la fin des chaleurs et correspond au début du refus du mâle.
La dernière phase du cycle est l’anœstrus, qui marque le repos hormonal. Il dure en général deux semaines mais peut s’allonger jusqu’à plusieurs mois.
A noter : c’est le coït, c’est-à-dire l’acte sexuel, qui déclenche le plus souvent l’ovulation. D’où la fertilité importante de cette espèce.

